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lundi 27 décembre 2010

Le top 2010 du Sham

La fin de l’année approche, et avec elle, le moment de faire le point sur l’année musicale écoulée. Il est en effet devenu une tradition pour les sites de critiques musicales d’établir différents classements, notamment des meilleurs albums, des meilleurs morceaux…

Après Rolling Stones, Les Inrocks, Pitchfork, ainsi que de nombreux blogs, c’est au tour du Sham de vous faire part de ses coups de cœur pour l’année écoulée !

Franck :

- Arcade Fire – The Suburbs (→ “Suburban War”)
- Ariel Pink’s Haunted Graffiti – Before Today (→ “Round and Round”)
- CEO – White Magic (→ “Illuminata”)
- Deerhunter – Halcyon Digest (→ “Helicopter”)
- Dum Dum Girls - I Will Be (→ “Jail La La”)
- Fang Island – Fang Island (voir chronique) (→ “Daisy”)
- Hot Chip – One Life Stand (→ “I Feel Better”)
- Local Natives – Gorilla Manor (→ “Airplanes”)
- Male Bonding – Nothing Hurts (→ “Year’s Not Long”)
- Wavves – King of the Beach (→ “Linus Spacehead”)

Lucas :

- The Black Keys – Brothers (→ “Tighten Up”)
- Born Ruffians – Say It (→ “Sole Brother”)
- Carl Barât – Carl Barât (→ “She’s Something”)
- The Coral – Butterfly House (→ “Butterfly House”)
- Darwin Deez – Darwin Deez (→ “Constellation”)
- Foals – Total Life Forever (→ “Spanish Sahara”)
- Jamaica – Jamaica (→ “I Think I Like U 2”)
- Local Natives – Gorilla Manor (→ “Airplanes”)
- MGMT – Congratulations (→ “Flash Delirium”)
- Yeasayer – Odd Blood (→ “Ambling Alp”)

Vianney :

- Airbourne – No Guts No Glory : le meilleur tribute band d’ACDC au monde. Un peu honteux mais franchement rigolo (Born To Kill)
- Arcade Fire – The Suburbs : Moins habité que les deux premiers mais encore sacrément impressionnant (
Suburban War)
- The Black Keys – Brothers : ne serait ce que pour « Tighten Up ».
- The Coral – Butterfly House (voir chronique) (→ “Butterfly House”)
- Gil Scott Heron – I’m New Here : un retour en grâce très digne pour l’ancienne icône de la musique contestataire noire-américaine. (→ “Me and the Devil”)
- Jim Jones Revue – Burning Your House Down : les gars à côté desquels Jerry Lee Lewis parait sain d’esprit. (→ “Princess and the Frog”)
- Local Natives – Gorilla Manor : Découvert en live, des harmonies à la Fleet Foxes, et un chanteur à moustache. Le nouveau son de la Californie ? (→ “Airplanes”)
- Magnetic Fields – Realism (voir chronique). (→ “You Must Be Out of Your Mind”)
- Mgmt – Congratulations : où l’écran de fumée de la hype s’évapore et laisse entrevoir la véritable nature psychédélique du duo de Brooklyn (→ “Flash Delirium”).
- Sharon jones – I Learned the Hard Way (article prochainement). (→ “I Learned the Hard Way”)


Et la déception de l’année, « The Lady Killer » de Cee-Lo, célébré par toute la presse, mais sans imagination et pompier. De la soul-la-croisière-s’amuse. Et dieu sait que j’aime Gnarls Barkley. Pour leur part, The Drums et Two Door Cinema Club assurent la relève de Vampire Weekend dans la catégorie Révélation indé fumeuse de l’année.

Diane :


- Cyndi Lauper – Memphis Blues (→ “Rollin’ And Tumblin’”)
- Depeche Mode – Tour of the Universe: Barcelona (→ “Personal Jesus”)
- Iron Maiden – The Final Frontier (→ “El Dorado”)
- Jamiroquai – Rock Dust Light Star (→ “White Knuckle Ride”)
- Seal – Seal VI Commitment (→ “If I’m Any Closer”)


Le Sham.

mercredi 10 novembre 2010

Gonna take you for a ride on a big jet plane

Un peu de douceur dans ce monde de brutes. Depuis plusieurs mois déjà, le vaste monde des médias spécialisés pop/rock (stations de radio en tête) est touché par une vague de bonne humeur et de zénitude. Cette vague, ce sont deux australiens qui nous l'apportent, deux frère et sœur, j'ai nommé Angus & Julia Stone. C'est d'ailleurs sous ce simple nom qu'ils produisent leurs albums, dont le dernier en date, Down The Way, est sorti en Mars dernier dans la plupart des pays anglophones (Avril en France). Et on peut dire que pour un 2e opus, c'est un franc succès : numéro 1 en Australie, tandis que leur single « Big Jet Plane » est actuellement largement diffusé par les radios françaises. Et autant le dire tout de suite, c'est amplement mérité, tant cet album respire l'authenticité, chose rare en ces temps de mégaconcerts, superproductions et autres groupes à but exclusivement lucratif.

Down The Way s'ouvre sur un crescendo de guitare électrique suivi d'un mélange de piano, de batterie et de violons : « Hold On » donne le ton, l'émotion est là et la voix de Julia est poignante. Une maitrise infaillible des différents instruments, dont un ensemble de cordes, qui révèle un professionnalisme surprenant pour un 2e album. Ce morceau est un paradoxe à lui tout seul : le duo semble tout contrôler à la perfection, alors que la simple vision hors concerts de ces deux phénomènes nous offre inévitablement un spectacle à part entière, tant ils paraissent totalement ailleurs et dépassés par leur succès (mention spéciale pour Angus, dont je vous invite à voir l'interview diffusé dans Taratata, ça vaut le détour !).

Suit ensuite « Black Crow », dans laquelle Angus et sa voix font leur entrée. On peut pour la première fois (et non la dernière) de l'album apprécier l'incroyable complicité des deux frangins, dont les voix se marient parfaitement. C'est incroyable comme ces deux là se complètent (pas étonnant pour des frère et sœur me direz vous). On voit d'ailleurs dans l'interview ci-dessus à quel point un simple regard leur suffit pour communiquer.

Le troisième titre, « For You », est un morceau écrit par Julia pour son ex : dans ce groupe familial, chacun a sa place pour raconter ses propres histoires, renforçant ainsi un peu plus l'authenticité ambiante de l'album. Et vu le résultat, pourquoi s'en priver ? Une intro très minimaliste, le duo ne s'embarrasse pas d'effets superflus : chaque note est à sa place. Ca sent l'enregistrement maison, installé douillettement au milieu du salon. L'album est d'ailleurs auto-produit, tout s'explique.

Après ce passage sentimental, voici LE single qui est l'actuel porte parole d'Angus et Julia en France : « Big Jet Plane ». Une fois de plus, c'est l'équilibre parfait entre les différents éléments, voix et instruments, qui ressort. Les paroles semblent nous prévenir du voyage à part entière que constitue l'album (« Gonna take you away from home »).

Les deux titres suivants, « Santa Monica Dream » et « Yellow Brick Road », mettent en avant la capacité du duo à faire beaucoup avec pas grand chose : une unique guitare accompagnant leurs deux voix et un résultat toujours aussi attachant. Dans la deuxième partie du long « Yellow Brick Road », on constate que quand la guitare devient électrique, c'est une autre ambiance qui se dégage mais qui reste tout aussi plaisante.

Le septième morceau est encore un tube. « And The Boys » est beaucoup moins acoustique que le reste de l'album, et présente même pour la première fois quelques passages de synthétiseur. La preuve que malgré leur goût pour l'acoustique, les Stone sont tout à fait capables de se produire au sein d'un groupe complet. Et cette idée est fortement renforcée par le titre suivant, « On The Road », intro au banjo avant l'entrée de la batterie et de la guitare, qui nous emmène dans une direction relativement différente de celle de la première partie de l'album : le morceau est plus entrainant, et le duo s'éloigne de son style habituel pour s'aventurer vers une Country plus joyeuse.

« Walk It Off » signe le retour des violons, toujours aussi bien gérés, qui donnent de l'ampleur et de l'énergie à cette balade, même si la fin montre à quel point la voix de Julia peut seule prendre l'auditeur aux tripes. Un groupe résolument pop/folk, parfois légèrement country : il ne manquait plus que l'harmonica. L'affront est lavé avec « Hush », et si cet instrument peut à mon sens rapidement devenir agaçant, les deux frangins savent en faire usage avec parcimonie, ce qui est tout à leur honneur.

L'album se poursuit sans surprises avec « Draw Your Swords » et « I'm Not Yours » : pas de folies, Angus et Julia font ce qu'ils savent faire mais le font bien. On sent qu'ils se sont construit un style, certes pas vraiment nouveau, mais qui leur correspond parfaitement. Il est vrai qu'un duo pop/folk essentiellement acoustique, qui compose des ballades sentimentales souvent autobiographiques, ce n'est pas vraiment une invention. Mais c'est exactement ce qu'il leur fallait, et la sincérité que mettent les Stone dans leur musique est l'élément clé qui les place aujourd'hui en tête des ventes.

Notons que la fin de « Draw Your Swords » présente un moment rare : Angus s'énerve ! Mais là encore, ça lui va bien.

L'album s'achève sur le touchant « The Devil's Tears », qui nous laisse sur une impression qui résume parfaitement l'album : de l'émotion, du romantisme, parfois la sensation d'être coupé du monde, mais avant tout un sentiment d'apaisement, de plénitude. Cette album est finalement une véritable thérapie pour le duo et pour l'auditeur. Une façon d'extérioriser toutes leurs émotions profondes, et de décrire des moments de leur vie qui leurs tiennent à cœur. Pour l'auditeur, c'est un moment particulièrement agréable à passer, un moyen de s'évader sans quitter son chez-soi.

Pour ceux qui seraient tentés par le voyage, Angus & Julia Stone seront le 2 Décembre prochain à l'Aeronef pour un concert qui s'annonce des plus envoûtants !

Vincent M.

Fang Island, Fang Island (2010 )

Le 11 mars dernier, le procès opposant Pink Floyd à EMI touchait à sa fin. La formation britannique reprochait à la major de permettre le téléchargement de ses titres à l’unité, alors qu’elle envisageait ses albums comme des ensembles cohérents dont la profondeur ne pouvait être appréhendée par ce mode de distribution.

Cette leçon, le groupe américain Fang Island semble l'avoir bien assimilée. A travers leur premier opus, la formation indépendante fait en effet preuve d’une maturité musicale déroutante malgré leur jeune âge (débuts en 2005). Les mélodies se complètent et dansent éperdument jusqu’à trouver un écho l’une dans l’autre. Des rires moqueurs résonnent tandis qu’on cherche à en percer le mystère. Et alors qu’on pense les avoir apprivoisées, elles nous dévoilent malicieusement un nouveau secret, un nouveau souvenir, un nouveau rêve.

Tout commence avec « Dream of dreams », qui sonne paradoxalement comme la fin d’une époque. Les feux d’artifices allègres laissent bientôt place à des harmonies de guitare qui se combinent en un chuchotement désenchanté. Et c’est seulement quand leur complainte atteint son paroxysme que le chœur formé par les 5 membres du groupe daigne faire une brève apparition. Guitares et batterie font alors leur retour et, sans s’en apercevoir, on est passé au morceau suivant, « Carefull Crossers », fête d’adieu instrumentale qui se veut plus rassurante.

La chute n’en est que plus dure quand retentit à nouveau le chœur pour la poignante « Daisy ». L’excitation à l’idée d’une nouvelle ère est teintée d’amertume et d’une nostalgie déchirante pour les joies d’un passé révolu. Dans « Life Coach », voix et instruments se joignent pour une ode à la vie et à la renaissance proche. Un rythme plus rapide engage « Sideswiper » comme si on nous pressait de tout oublier pour ne pas souffrir, et puis, subitement, tout se ralentit comme pour nous autoriser un dernier regard en arrière. Avec « The Illinois », des guitares obsédantes et des brusques changements de rythmes nous offrent un nouveau départ.

Et subitement, tout s’éclaircit. On perçoit de la joie dans le chant à présent décomplexé de « Treeton » et les paroles sont porteuses de plus d’espoir : « Let our dreams grow out together ». Là-dessus arrive « Davey Crockett », long morceau qui renoue avec cette mélancolie qu’on croyait éteinte et qui nous laisse confus. « Dorian », final de l’album, tente d’apporter une réponse à ces doutes avec un air qui évoque un mariage, le début d’une aventure. On a peut-être fait le bon choix. C’est en tout cas ce dont on se convainc quand des feux d’artifice viennent conclure le morceau.

Seul défaut de l’album, il est un peu lassant sur la durée, et on regrettera par exemple qu’il n’y ait pas un deuxième « Daisy » pour lui insuffler une nouvelle vie. Mais c’est un détail dont on ne saurait leur tenir rigueur après seulement 5 ans d’existence. Avec ses mélodies aériennes façon Wild Nothing et ses atmosphères à la Animal Collective, Fang Island signe en effet une première réalisation ambitieuse qui laisse augurer du meilleur pour l’avenir.


Franck A.

jeudi 28 octobre 2010

Foals : they won't get fooled again

Foals, Total Life Forever

Nombreux sont les groupes qui, après un premier album encensé par la critique et apprécié par le public, tombent dans la facilité, versent dans le commercial et nous délivrent une sombre daube, un purulent étron en guise de second album (ou pire, se prostituent littéralement et détruisent une de leurs chansons en la donnant à une publicité du Crédit Agricole, je ne vise personne...). On pourrait citer par exemple Kings of Leon, qui après un premier album absolument génial, nous ont livré trois autres albums en demi-teinte et un dernier carrément fade auquel j'ai personnellement bien du mal à trouver un intérêt (Come Around Sundown). Il conviendrait de dénoncer également la mauvaise pente prise par les Kooks sur quelques chansons de leur second album, alors que l'on avait pu ressentir sur le précédent une recherche et une inspiration plus approfondie (la suite en février pour la sortie de leur prochain album). Trêve de digressions, recentrons nous sur le groupe sur lequel il était initialement prévu que je parle.

Inquiétudes écartées, donc, pour Foals, qui après l'excellent Antidotes signe avec Total Life Forever un album encore plus abouti, réussissant ainsi à innover, à explorer des horizons musicaux sans cesse élargis sans pour autant trahir leurs racines musicales.

Principal changement : l'agressivité du premier opus y apparaît plus contrôlée, non pas bridée mais plutôt plus maîtrisée. Les mélodies sont encore plus aériennes que sur Antidotes, les ambiances sonores, encore plus riches (si c'est possible). La rigueur et la précision avec laquelle chaque phrase est ciselée et chaque effet est créé laissent deviner un travail colossal et harassant accompli en amont. Nos quatre Londoniens ont en effet repoussé les limites du masochisme et choisi de s'enfermer pendant plusieurs mois dans un studio improbable au fin fond le la Suède (autant dire aucun risque d'être emmerdés) pour mettre au monde leur projet. Ils ont ainsi repris et repris encore chacune de leurs compositions avec un perfectionnisme les ayant poussés, selon leurs propres dires, au bord de la démence. Le résultat est époustouflant : une claque monumentale, on serait même tentés de les encourager à se torturer (oui encooore!) si c'est pour nous pondre de pareilles merveilles.

L'album commence sur le morceau intitulé Blue Blood, avec une note harmonique de guitare répétée avec un fort écho, comme pour apporter à l'ouvrage une première signature du groupe britannique. Le chanteur entonne les premiers mots de la chanson, puis c'est au tour de la basse de marteler le riff principal, bien aidée en cela par les percussions. On ne peut qu'être sidérés par le fait que les ruptures entre couplets calmes et planants et refrains plus rock, pourtant fortement marquées tant au niveau du rythme que de l'atmosphère, paraissent naturelles, presque évidentes. Un pont mêlant miraculeusement ces deux ambiances a priori opposées nous accompagnera même par la suite jusqu'à la fin du morceau. On pourrait ainsi encenser la plupart des morceaux de l'album et crier au miracle toutes les trente secondes, mais je me contenterais, par souci de concision et au prix d'un déchirement insoutenable, de ne vous décrire que les titres les plus représentatifs du disque.

J'ai alors naturellement le devoir d'évoquer la chanson éponyme, Total Life Forerver. Sans doute un des titres les plus rock de l'album, au moins au niveau de l'instrumental, il est également un de ceux qui nous évoqueront le plus Antidotes. Spanish Sahara constitue un autre exemple de morceau de haut vol aux débuts envoûtants annonçant peu à peu une montée un puissance et en volume pour finir en authentique orgasme sonore. Alabaster s'inscrit également dans la même veine (mais on ne s'en lasse pas), et pousse plus loin encore la recherche mélodique et harmonique, sans réelle explosion ou démonstration de force cependant. Je finirai sur 2 Trees, un titre d'une mélancolie poignante, traversé d'un chant à plusieurs voix, de guitares lointaines et plaintives sur un fond de percussions légères...

Total Life Forever est sorti il y a déjà six mois, et on ne peut que s'étonner du (trop) peu de succès qu'il rencontre pour le moment, tant les critiques se sont montrées unanimes à son égard. Pourquoi diable en parler s'il a déjà six mois? Pour la simple et bonne raison que Foals est actuellement en tournée pour cet album et que la formation de Yannis Philippakis passera à Lille le 16 novembre. Ayant moi-même eu du mal à garder mon flegme et mon sens critique devant pareille merveille seul avec un casque sur les oreilles, on ne peut qu'imaginer ce que cet album pourrait donner en live... concert à ne manquer sous aucun prétexte!!!

Lucas M.

lundi 21 juin 2010

La revanche de la beach


Gorillaz a choisi une orchestre pour donner le ton dés l’intro du nouvel album Plastic Beach. Etonnant mais non déplaisant, il faut se laisser porter par la mélodie qui débouche sur un featuring avec Snoop Dog ! Snoop Dog compatible avec Gorillaz ? Certes Welcome to the world of the plastic beach ne sonne pas Gorillaz avec un fond électro et un rappeur notoire (Snoop Doggy Dog, alors qu'est ce qu'on attend ?), mais ne jouons pas les sceptiques.
En voyant un artiste comme Damon Albarn, je ne vois pas comment on peut s’attendre à n’avoir aucun changement. Gorillaz impose tout de suite un style différent, mais le meilleur nous attend avec des featurings tels que Lou Reed, Bobby Womack, Mos def, Mick Jones et Paul Simonon (survivants de « The Clash »).
White Flag s’offre un décor oriental, avec un orchestre arabisant, des percus dynamiques, des violons. Enfin le monde oriental s’efface quelque peu dés que Kano et Bashy déboulent avec leur flow efficace et une ligne de basse soutenue. Cette piste plaira aux amateurs de hip-hop, elle s’achève à nouveau sur des paysages orientaux, ce qui donne un côté folklorique au son rap.

C’est à ce moment de l’album que l’on s’inquiète, où est passé Damon Albarn ? Il faudra attendre la 4ème piste "Rhinestone Eyes" pour enfin l’entendre !
Et là on se demande s’il a manifesté pour la libéralisation de la marie jeanne… Le rythme leeeeent et la voix à la traîne peuvent surprendre mais on se laisse vite prendre par le jeu lorsque les premières partitions électro arrivent. Voilà quand même la première musique de Gorillaz sur leur album et elle nous rassure !
"Stylo" est la suivante et nous livre un son rythmé qui donne envie de bouger son corps, néanmoins on retrouve cette atmosphère voilée, un peu mystérieuse qui fait tout le charme de cet album. Elle reste un exemple de featuring parfait avec Mos Def et Bobby Womack, et nous montre que Gorillaz n’a pas perdu l’esprit. S’ils ont changé leur style, ils savaient où cela les menait, faisons leur confiance pour le reste de l’album.
Vient ensuite "Superfast" qui ne se laisse pas apprivoiser dés la première écoute. Très spéciale avec un début Hip hop étonnant, elle nous achève en débouchant sur un refrain sorti tout droit d’un esprit torturé comme celui de Damon Albarn, mélangeant les styles à sa guise.

Si cette dernière ne vous a pas convaincu, n’hésitez pas à écouter "Empire Ants", qui dévoile un featuring génial avec Little Dragon. Cette piste va crescendo et nous tire les traits d’un monde léger, nous donne l’impression d’être en lévitation. Mais très vite nous découvrons une nouvelle facette plus puissante et électro, partie où la voix féminine de Little Dragon vient nous charmer.
La suite de l’album ne nous laisse pas sur notre faim, "Glitter Freeze" est beaucoup plus électro, Lou Reed intervient sur "Some kind of Nature" au ton jazzy, "On melancholy hill" nous dévoile une ballade bien menée par Gorillaz.
Le groupe pourrait bien s’attirer les foudres de certains de ses fans pour ce changement de direction, mais d’autres reconnaîtront en Plastic Beach une découverte de nouveaux horizons.
Pour ce que j’en pense, cet album ne plaît pas nécessairement au premier abord, mais bon je pense que l’on peut prendre un peu de temps pour découvrir le nouvel opus d’un groupe tel que Gorillaz.
La fin de l’album est aussi ponctuée par Plastic Beach , en featuring avec les survivants de The Clash, qu’il ne faut manquer sous aucun prétexte…

Julien L.